::: PROGRAMME DU MOIS ::: AVRIL 2005 :::

- Jean-Louis Comolli à Bruxelles et Liège
- La Peau Trouée de Julien Samani
- Hommage à Georges Rouquier

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LE P'TIT CINE AU NOVA



REVES DE FRANCE A MARSEILLE
Un film de Jean-Louis Comolli et Michel Samson
Mercredi 20 avril à 20:00
au Cinéma Nova
(Rue d'Arenberg, 3 - 1000 Bruxelles)
réservations au P'tit Ciné : 02 538.17.57

Mercredi 20 avril à 20:00 au Cinéma Nova
REVES DE FRANCE A MARSEILLE

Un fim de Jean-Louis Comolli et Michel Samson (France / 2001 / 105 minutes)
De 1989 à 2001, en sept films et autant d'élections (municipales, régionales, législatives et cantonales), Jean-Louis Comolli et Michel Samson ont filmé la transformation de la classe politique marseillaise: de la fin de l'ère Defferre à celle de Tapie, de la montée de l'extrême droite jusqu'à l'émergence d'acteurs politiques enfants de l'immigration.
"Rêves de France à Marseille", le septième volet de la série prend racine dans la "Massalia", une grande fête populaire de rue organisée en 1999 pour exalter toutes les communautés qui font Marseille et manifester l'envie de ces milliers de gens venus d'ailleurs de se montrer Marseillais. Radieux arc-en-ciel. Moins d'un an plus tard, en mars 2000, débute la campagne des municipales. Qu'en est-il de ce nouvel esprit qui semble souffler sur la vie politique marseillaise ? Trouve-t-il une traduction dans la sphère politique ? Combien d'enfants de l'immigration récente maghrébine figurent en position éligible et seront finalement élus parmi les 101 conseillers municipaux ? Marseille, ville phare des expérimentations politiques en France, nous montrait- elle l'affaiblissement du racisme anti-arabe et la fin des exclusions ?)
Une séance organisée avec le Nova et le Louis Paul Broonkring.
La projection sera suivie d'une rencontre avec Jean-Louis Comolli et Michel Samson.

L'intégrale marseillaise de Comolli/Samson en DVD Un coffret de 4 DVD reprenant les 7 films de la série sur Marseille et de nombreux bonus sera disponible en Belgique en avril (Doriane Films/Cinéart). Marseille n'est pas Bruxelles, mais il est surprenant de voir comment certains enjeux de la vie politique marseillaise font écho à la nôtre et résonnent jusqu'ici.

+ Mardi 19 avril à 20h00 à la Librairie 'Livre aux trésors"
Une rencontre avec Jean-Louis Comolli à Liège
animé par Patrick Leboutte est organisée le mardi 19 avril 2005 à 20:00 à la Librairie Livre aux trésors (rue Sébastien Laruelle - 4000 Liège) dans le cadre du séminaire organisé par l'asbl Des Images.
Renseignements : info@desimages.be - www.desimages.be.



LE P'TIT CINE AU CINEMA ARENBERG



LA PEAU TROUEE
Un film de Jérôme Samani
jeudi 21 avril à 21:30
au Cinéma Arenberg
(Galerie de la Reine, 26 - 1000 Bruxelles)
réservations au P'tit Ciné : 02 538.17.57

Cinq pécheurs de requins partent en campagne au large de l'Irlande. Seuls, loin de tout, face à la mer et dans la violence de la chasse qu'ils pratiquent, ces cinq hommes interrogent notre rapport à l'animalité. Un voyage en apparence ordinaire qui va progressivement nous plonger hors du temps.

"La Peau trouée suit la chronologie de la campagne de pêche, mais se présente, en même temps, comme une descente dans le tréfonds obscur et mythologique de la prédation, la lutte de l'homme pour sa survie qui le pousse sur une mer démontée, loin de chez lui, dans le froid et la nuit. Et l'heure de la pêche miraculeuse est aussi celle, spectaculaire, du bain de sang primordial (...). En coupant les séquences de déconnade des marins, leurs conversations ordinaires, en accentuant leur présence massive, taciturne, saisie soit dans l'attente, nez au vent face à l'horizon, soit dans la suée du travail à fond de cale, le jeune homme a fait oeuvre de cinéaste, imposant un point de vue, quitte à dérouter ses "acteurs". Didier Peron, Libération, 23/03/05



LE P'TIT CINE AU MUSEE DU CINEMA



Hommage à Georges Rouquier
Un film de Jérôme Samani
mercredi 27 et jeudi 28 avril
au Musée du Cinéma
(Rue Baron Horta, 9 - 1000 Bruxelles)
réservations : 02 507.83.70

HOMMAGE A GEORGES ROUQUIER
Cinéaste poète à l'attention particulière pour le geste du travail, Georges Rouquier a surtout marqué l'histoire du cinéma par deux long-métrages - Farrebique et Biquefarre - tournés à 38 ans d'intervalle dans le même hameau de l'Aveyron. Mais ce serait oublier sa série de courts métrages sur des petits métiers ou son documentaire sur Lourdes...

Mercredi 27 avril à 18:15 au Musée du Cinéma
FARREBIQUE

Un film de Georges Rouquier (France / 1946/ 90 minutes)
Une ferme, Farrebique, dans le hameau de Goutrens, en Aveyron. Georges Rouquier y filme la vie d'une famille de paysans (sa propre famille d'adoption, ndlr) au fil des saisons et des travaux agricoles. Les paysans acteurs jouent leur propre rôle, les dialogues sont ceux de la vie de tous les jours . "Rien que le quotidien, jour après jour et au jour le jour. Labourer un champ, rentrer le foin, pétrir la pâte à pain, vendanger, se parler d'amour, partager le bien familial, enterrer quelqu'un, partager le soupir d'une femme qui vient d'accoucher, entendre la table de multiplictation scandée par un bambin, voir les rides qui se dessinent sur la peau, ..." Dominique Auzel dans Georges Rouquier, Cinéaste poète et paysan
Grand Prix de la Critique internationale à Cannes (1946) Grand Prix du Cinéma français (1946) Médaille d'or à Venise (1948) & Grand Epi d'or à Rome (1953)

Mercredi 27 avril à 20:15 au Musée du Cinéma
BIQUEFARRE

Un film de Georges Rouquier (France / 1983 / 94 minutes)
"En 1983, Rouquier entreprend de donner une suite à Farrebique et revient sur les lieux de son premier long métrage pour tourner Biquefarre , du nom de la ferme voisine. Cette fois encore, il fait jouer les siens. (...). Le film n'est pourtant que lointainement le retour de Farrebique . Entre les deux la vie a changé, le temps a fait son oeuvre. Si la poésie de Farrebique jaillissait de l'osmose permanente entre nature et huis clos familial, dans Biquefarre , la nature ne répond plus. (...) D'une ode à la vie, Rouquier passe à la mort lente qui rôde, donnant même une version moderne de l'arroseur arrosé : le pollueur pollué. (...). De 1945 à 1983, de Farrebique à Biquefarre , le rapport entre les deux films en fait apparaître un troisième, celui-là sans images tournées, dans notre esprit seulement, document implacable sur le basculement de la condition paysanne, entre reconversion et disparition." Patrick Leboutte, Ces films qui nous regardent, 2002
Grand Prix spécial du jury au Festival de Venise (1983)


Mercredi 27 avril à 22:15 au Musée du Cinéma
COURTS METRAGES 1

Le tonnelier
(France / 1942 / 35mm / NB / 23')
"Avec une étonnante simplicité de moyens, une grande économie d'images, Rouquier nous montre un travailleur à son ouvrage. Pas de faux lyrisme, ni dans le commentaire, ni dans la prise de vue, mais une robuste technique, une description serrée" R. Régent - Cinéma de France, 1948
Grand prix du film documentaire de Paris (1943)

Le charron (France / 1942 / 35mm / NB / 20
')
En 1942, il y avait encore des milliers de charrons en France qui travaillaient à la réparation de véhicules à traction animale mais surtout à la fabrication de roues. Le film nous emmène dans un village de Normandie, où se trouve l'atelier du Père Bouchard, charron de père en fils..
Le maréchal-ferrant (France / 1976 / 16mm / Coul. / 29')
"Nourri de faits, riche en informations, ce film porte la marque d'un travail de documentation rigoureux. (…) Tourné en six jours, le film est une reconstruction; tout y a été mis en scène à partir de fragments de réalités multiples. (…) Il en résulte un film remarquablement construit qui s'articule autour de trois thèmes (...): l'homme, l'histoire et le métier." Philippe Haudiquet, Agri sept, 1978
César du meilleur documentaire (1977)

Jeudi 28 avril à 18:15 au Musée du Cinéma
LOURDES ET SES MIRACLES

Un film de Georges Rouquier (France / 1955 / 90')
"Rouquier a voulu tirer une gageure qu’on pouvait estimer impossible sur un tel sujet (les pélérinages à Lourdes, ndlr.) : réaliser un reportage objectif, c’est à dire valable, quelle que soit la position personnelle du spectateur. (...) Rouquier n’a pas cherché cette objectivité journalistique qui consiste à alterner le pour et le contre et qui se borne en fait à multiplier la fausseté d’un témoignage superficiel par la fausseté du témoignage contraire comme si la vérité pouvait sortir de deux erreurs. Son objectivité s’inscrit dans l’épaisseur même de la réalité, elle consiste à respecter son ambiguïté et par là elle se conforme du reste à la plus saine théologie du miracle dont Pascal disait déjà qu’il n’est probant que pour ceux qui y croient déjà." André Bazin, France-Observateur, 1955
Prix spécial du jury au festival de Tours (1955)

Jeudi 28 avril à 20:15 au Musée du Cinéma
COURTS METRAGES / 2

Arthur Honegger (France / 1955 / 16mm / NB / 40') Assistant réalisateur Jacques Demy Paris 1954, dans son appartement du boulevard Clichy, le compositeur et musicien français Arthur Honegger dresse un bilan de sa vie et de sa carrière.
Grand prix du film d'Art à Venise (1957)

L'oeuvre scientifique de Pasteur (France / 1946 / 35mm / NB / 35')
de Georges Rouquier et Jean Painlevé
Loin d'une biographie romancée, cette petite fiction réalisée avec Roland Tirat dans le rôle de Pasteur parcourt sans austérité les différentes étapes des travaux majeurs de Louis Pasteur. Le film présente le biologiste dans son laboratoire, lieu privilégié de ses recherches, mais aussi à l'Académie des Sciences et à l'Académie de Médicine où il doit sans cesse vaincre bien des résistances.
Malgovert (France / 1954 / 35mm / NB / 24')
Dans ce film de commande sur le percement de la galerie de Malgovert et les travaux de construction du barrage de Tignes, on trouve un accent de vérité rare dans les films industriels de l'époque; rudesse du travail des ouvriers, douleur des habitants lors de l'évacuation de leur village, etc.