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::: PROGRAMME DE L'AUTOMNE ::: SEPTEMBRE - DECEMBRE 2011
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> Dynamique de la distance
:: FIN DE SIECLE de Marilyn Watelet et Szymon Zaleski ::
:: REVES D'OUVRIERES de Thao Tran Phuong ::
:: CHRONIQUES D'UN VILLAGE TZOTZIL de Thierry Zéno ::
:: EXERCICES DE DISPARITION de Claudio Pazienza ::
:: L'ETE DE GIACOMO de Alessandro Comodin ::
:: MAGNUM BEGYNASIUM BRUXELLENSE de Boris Lehman ::
:: SPECTRES de Sven Augustijnen ::
:: BEGIN BEGAN BEGUN suivi de SILENT ELECTIONS de Sarah Vanagt ::
MAIS ENCORE...
> Rencontres professionnelles sur l'accompagnement du cinéma documentaire
:: QUELLE PLACE POUR LES FILMS QUE LES PUBLICS N'ONT PAS L'HABITUDE DE VOIR ? - Atelier organisé dans le cadre de Filmer à Tout Prix (Flagey), le mardi 15 novembre de 14h à 17h ::
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>> Téléchargez le dépliant du mois en PDF : Complet (526kb)
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CINEMATEK
9 rue Baron Horta, 1000 Bruxelles
Bus 27-29-48-60-63-65-66-71-95, Métro Bourse-Gare Centrale, Trams 92-94
CARTE BLANCHE A SERGE MEURANT
2 soirées de plongée dans le documentaire belge des années 90, en compagnie de Serge Meurant, poète et ancien directeur du festival Filmer à Tout Prix
>> Fin de Siglo (19 septembre)
>> Chroniques d'un village tzotzil (11 octobre)
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Fin de siglo (Fin de siècle)
de Marilyn Watelet et Szymon Zaleski
Belgique / 1994 / 57 minutes / vo st-fr
Szymon Zaleski et Marilyn Watelet réalisèrent ensemble cinq films documentaires.
« Fin de Siglo » fut le premier de cette collaboration.
A revoir aujourd’hui le documentaire « Fin de Siglo » réalisé en 1994 à Cuba par Marilyn Watelet et Szymon Zaleski, le spectateur constate que l’intérêt
qu’il prend au récit de la vie quotidienne dans ce grand magasin de la Havane , en cette période de pénurie qui caractérisa les années 90 a sensiblement
changé de nature.
L’histoire de la faillite de la révolution cubaine suscitera sans doute encore bien des polémiques tant l’espoir fut grand et forte l’utopie. C’est ce qui
explique
l’opposition que rencontra le film lors de sa première projection au Festival international de Berlin et les vives discussions qu’il suscita par la suite.
Cependant, il semble possible aujourd’hui d’interroger les rapports entre le discours révolutionnaire, l’utopie dont il revendique sa légitimité et la réalité.
Lorsque celle-ci ne correspond plus au discours et le contredit même , faut-il changer de langage ou la mettre en scène .Elle devient alors une fiction collective,
un ensemble de comportements qui paraîtraient insensés s’ils ne répondaient à l’impératif d’obéir aux consignes d’un état devenu schizophrénique.
« Fin de Siglo » illustre ce phénomène de déni de la réalité et apparaît comme un cas d’école. Cependant, le souvenir qu’on en garde est celui de la dignité
des personnes, employés et clients, prises en cet étau et faisant face à la bureaucratie, aux difficultés extrêmes du quotidien Le tournage du film avec l’appui
d’une équipe technique de grande qualité contribue sans doute à l’impression qu’éprouve le spectateur de se trouver devant une fiction. Deux mises en scène
se confrontent
La première est celle imposée par le régime et se décline à travers les règlements de la bureaucratie. La seconde démontre l’extraordinaire
capacité de résistance qu’ont les
êtres leur permettant d’exprimer, par le recours au théâtre, par l’ironie et la colère sourde, l’absurdité de leur existence et de dénoncer
le silence qui leur est imposé. (Serge Meurant)

HORAIRE
Lundi 19 septembre - 21:00
Séance en compagnie de Marilyn Watelet et Serge Meurant
Chroniques d'un village tzotzil
de Thierry Zéno
Belgique / 1992 / 103 min / vo st-fr
Entre 1984 et 1991, Thierry Zéno fit de nombreux séjours à San Pedro Chenalho,
un village du Chiapas ( Mexique) où vit une communauté d’Indiens tzotzils.
Le documentaire qu’il a réalisé avec leur collaboration nous éclaire sur les causes profondes de la rébellion zapatiste qui éclata en 1994 :le racisme, la pauvreté,
la maladie, la mortalité infantile,les travaux épuisants et peu rémunérateurs. Il montre l’attachement des Indiens à leur histoire et à leur culture maya, témoigne
de leur étonnante capacité d’action et d’adaptation, explique leur vision du monde, présente les importantes cérémonies et fêtes de l’année, relate les différents
conflits qui opposent les Indiens aux ladinos, les paysans aux maîtres d’école, le Indiens traditionalistes à ceux qui ont adhéré aux sectes protestantes.
Ces chroniques constituent un document unique qui suit pendant plusieurs années l’évolution de cette communauté menacée de disparition. Le cinéaste a su faire
accepter sa présence par ces Indiens qui jusqu’alors n’avaient jamais voulus être filmés. Il porte témoignage et prend parti. Son regard est sensible et savant.
C’est autant celui d’un ami, d’un compagnon de lutte, que celui d’un ethnologue De son engagement naîtra, en 1997, un autre documentaire « Ya basta ! Le cri des sans-visage»
qui donnera la parole aux militants de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale. (Serge Meurant)



HORAIRE
Mardi 11 octobre - 19:00
Séance en compagnie de Thierry Zéno et Serge Meurant
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ESPACE DELVAUX
Place Keym, 1170 Bruxelles
Bus 17-41-95
Rêves d'ouvrières
de Thao Tran Phuong
Vietnam-France / 2006 / vo st. FR / 58 minutes
Chaque matin, ces filles de la campagne venues chercher fortune à Hanoï sont des milliers à quitter la banlieue pour se rendre à pied, au milieu des voitures et des motos,
à leur travail ou à la recherche d’un emploi au pays de Cocagne, la florissante zone industrielle japonaise.
À la réalisatrice qui l’interroge sur sa condition, l’une d’elles répond de laisser là la caméra et de venir s’asseoir à côté d’elle pour qu’elle puisse « lui parler comme à une soeur ».
Elle indique du même coup deux choses : que la réalisatrice a son âge, et qu’il est des pensées qu’on confie à une soeur complice dans le chemin de la vie, mais qu’on tait
devant une caméra – et un micro – qui sont des instruments de pouvoir. La réalisatrice s’assoit aussitôt à côté d’elle. La caméra ne quittera guère cet espace-là. Tout au plus,
le champ s’élargira-t-il à la chambrée, à la petite cour, à une rue dehors. À sa façon, le dortoir est un personnage du film : les héroïnes y confient, entre fous rires et larmes,
leurs émotions du jour, leurs espoirs de demain, leurs joies et leurs colères. Il est le miroir au creux duquel toutes les contradictions du Vietnam moderne, du monde extérieur,
se déposent et se dénoncent. Le tableau que les jeunes filles dressent des bienfaits de la mondialisation a beau être sinistre, aucune des épreuves qu’elles rencontrent n’entame
leur détermination, leur appétit de vivre. Elles sont sûres du bien-fondé de leurs droits, de leur sens de la justice. Elles partent à l’assaut de la mondialisation avec indignation,
une inébranlable confiance, et espièglerie. Leur belle énergie, elles ne la trouvent ni dans la propagande officielle ni dans le miroir aux alouettes de la société de consommation,
mais au plus profond de la société vietnamienne, dans la démocratie de base des communautés villageoises et la puissance des liens familiaux. (Yann Lardeau)
HORAIRE
Vendredi 7 octobre - 20:00
Séance en compagnie la cinéaste Thao Tran Phuong
Cette soirée de programmation s'inscrit dans le cadre de la Semaine du cinéma vietnamien, organisée du 4 au 8 octobre par la Vénerie, l'INSAS et le festival de Namur.
Le film Rêves d'ouvrières sera précédé d'un court métrage documentaire de 26 min, Triste Berceuse (2010, Nguyen Quy Manh Minh et Mac Van Chung), choisi par l'Espace Delvaux, qui traite de l'exploitation
de jeunes femmes vietnamiennes au service de familles étrangères aisées
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CINEMA ARENBERG
26 Galerie de la Reine, 1000 Bruxelles
Bus 29-34-47-48-60-65-66-71-95, Métro Bourse-Gare Centrale-De Brouckère, Trams 3-4
Exercices de disparition
de Claudio Pazienza
Belgique / 2011 / 50 minutes
Est-ce que le deuil a une date de péremption … comme les yoghourts ? Et qu’entend-t-on au juste par le terme « deuil » ? Dialoguant avec son professeur de philosophie
(passionné de Nietzche et de claquettes), l’auteur entreprend plusieurs voyages. Certains sont statiques et sollicitent le vécu des deux amis. D’autres voyages mettent les
mots
à l’épreuve de la géographie : nommer,
décrire ce qui est là , devant soi, devient une manière de conjurer ce qui s’efface.
(Claudio Pazienza)
Un doigt fouille dans une boîte d’épingles à têtes colorées. Trace dans la poudreuse.
Feuillette une liasse de lettres. Les gros plans des mains du cinéaste
font le lien entre
l’esprit qui cherche et le corps qui montre à l’ami, le philosophe
Jacques Sojcher, des objets, tels des flacons de pluie qu’il recueille à sa
fenêtre et étiquette – leur datation,
comme une stèle miniature, primant sur
leur contenu. Ces objets sont à la fois des reliques funèbres et des preuves que
le monde vit, palpite, tout comme le philosophe ne
voit rien de contradictoire
à doubler sa passion pour Nietzsche d’un goût pour les claquettes.
Mais les Exercices permettent aussi à Claudio Pazienza, que sa propre voix-off
semble toujours incommoder, de s’escamoter lui-même. Quand dans un plan
sidérant, on le voit allongé derrière le meuble-machine à coudre de sa mère,
il se transforme
quelques secondes durant en futur homme-coupé-en-morceaux.
Moitié tour de magie, moitié Parti pris des choses, l’exercice de disparition
prend des proportions planétaires:
le cinéaste s’éclipse avec Jacques aux
antipodes, passant par les sauts de puce du montage de l’Asie à l’Afrique, ou le
fait grimper dans un cercueil en forme de poisson géant.
Et si disparaître, c’était
devenir enfin pure écoute ? Capter dans le noir (« rien à décrire, rien à dire ») les
sons du monde qui répondent à la « déflagration de silence » de tout
deuil. (Charlotte Garson)
PRIX DES JEUNES AU FESTIVAL CINEMA DU REEL (Paris) 2011
HORAIRES
Dimanche 16 octobre - 20:15
Séance en compagnie de Claudio Pazienza
FLAGEY - mardi 15 novembre 2011 - 14h-17h
Place Sainte Croix, 1050 Bruxelles
Bus 38, 59, 60, 71, Trams 81, 83
> ATELIER - RENCONTRES PROFESSIONNELLES
Quelle place pour les films que les publics n'ont pas l'habitude de voir ?
ACCOMPAGNER / PASSER LE CINEMA DOCUMENTAIRE
Au commencement était la création. Celle d’un
cinéaste documentaire qui propose via l’image et
le son un point de vue personnel sur le monde
qui l’entoure,
sur une réalité, proche ou lointaine,
à laquelle il a choisi de se confronter. Et cette
proposition prend tout son sens dans la rencontre
entre ce regard singulier
et les publics qui le
découvrent.
Appelons cela diffusion, promotion ou transmission,
ce qui est sûr c’est que le cinéma du réel
est un vecteur important d’accès
à la culture et à
des cultures qui ne sont pas forcément les nôtres.
Il interpelle, peut faire rire, pleurer, donne accès
et fait connaître, intrigue parfois…bref, nous
embarque dans une aventure artistique basée
sur l’échange.
C’est cette question du partage
de l’expérience documentaire que nous avons
souhaité soulever cette après-midi, en compagnie
d’auteurs, producteurs, formateurs,
programmateurs
et représentants des médias.
La présentation des pratiques et démarches des
uns et des autres pour accompagner les films
vers leurs spectateurs
et sensibiliser de nouveaux
spectateurs sera l’occasion de s’arrêter ensemble
sur les actions et moyens existants pour favoriser
la découverte et permettre la rencontre
entre des
oeuvres cinématographiques fortes et des publics
variés.
Un atelier monté en collaboration avec le CCA
(Roch Tran) et Filmer à tout prix.
Inscription souhaitée : contact@leptitcine.be
(merci de fournir les informations suivantes au moment de votre inscription :
nom et prénom / activité principale (profession)
CINEMATEK et CINEMA ARENBERG
1 FILM / 2 SALLES
Le film L'été de Giacomo sortira en salle au cinéma Arenberg fin novembre. A cette occasion nous nous sommes mis ensemble avec le festival Filmer à tout prix et le cinéma Arenberg
pour vous faire profiter de deux séances privilégiées, en présence d'Alessandro Comodin.
>> A la Cinematek, le vendredi 18 novembre à 21h00
>> Au cinéma Arenberg, le dimanche 20 novembre à 20h15
L'ETE DE GIACOMO
d'Alessandro Comodin
Belgique-France-Italie / 2011 / 78 minutes / VO it st-fr
C'est l'été, dans la campagne du nord-est de l'Italie. Giacomo, un jeune adulte de 19 ans, vient de recouvrer l'ouïe, au terme d'une opération chirurgicale délicate.
Cet été-là a un goût particulier, un goût de paradis, de liberté à explorer, d'explosion des sens, et d'émotions amicales et amoureuses...Un goût de bonheur tout simplement.
Début d'une histoire : C'était l'été 2008. Je me trouvais en Italie chez mes parents, pendant quelques jours de vacances. J'en ai profité, comme d'habitude, pour revoir Giuseppe,
mon vieux copain de lycée que je vois rarement. On s'est donnés rendez vous à la plage, qui se trouve à mi-chemin entre chez lui et chez mes parents. Giuseppe m'attendait là-bas,
en compagnie de son petit frère Giacomo que je voyais toujours à la maison de famille, toujours en compagnie de ses parents. Le garçon sourd, un peu rondouillet que je connaissais
avait grandi et maigri, c'était un jeune homme très communicatif et très expansif, il avait beaucoup mûri depuis la dernière fois que je l'avais vu. Vers l'heure du coucher de soleil,
quand les gens s'en vont de la plage, et on peut entendre enfin le doux bruit de la mer, à ma question sur l'avenir de Giacomo, Giuseppe exhorte le frère à me raconter avec ses mots
ce qu'il avait décidé de faire après sa dernière année de lycée. Là, commence le récit très touchant et précis d'une opération qui va changer sa vie, de ce que cela va impliquer pour lui
et de la raison pour laquelle il était décidé à ne plus revenir en arrière (Alessandro Comodin).
LEOPARD D'OR 2011 AU FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE LOCARNO (SUISSE), SECTION CINEASTES DU PRESENT
HORAIRES
Vendredi 18 novembre - 21:00
Dimanche 20 novembre - 20:15
Suite à ces deux séances en présence d'Alessandro Comodin, le film sortira au cinéma Arenberg
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CINEMATEK
9 rue Baron Horta, 1000 Bruxelles
Bus 27-29-48-60-63-65-66-71-95, Métro Bourse-Gare Centrale, Trams 92-94
MAGNUM BEGYNASIUM BRUXELLENSE
de Boris Lehman
Belgique / 1978 / 145 minutes / n&b et couleur
Chronique vivante des habitants du quartier du Béguinage - ainsi dénommée parce qu'il est situé sur l'emplacement de l'ancien béguinage de Bruxelles. Conçu comme
un inventaire encyclopédique en mouvement, le film est composé d'une trentaine de chapitres imbriqués les uns dans les autres, comme autant de pièces d'un puzzle,
ou encore à l'image d'une termitière aux galeries nombreuses et croisées. Il se déroule dans l'espace et dans les interstices d'une journée, commençant à l'aube pour
se terminer la nuit.
Il y a dix ans que je travaille dans le quartier du Béguinage, en tant qu'animateur au Club Antonin Artaud, centre de réadaptation pour malades mentaux. Je connais ses habitants pour les avoir observés, croisés très souvent, pour leur avoir parlé. Pour entrer chez eux, pour arriver à les connaître vraiment, il fallait faire un pas de plus. Le film était un bon prétexte. Le film a mûri pendant près de trois ans : un an de préparation et deux années de tournage avec les membres du groupe cinéma du Club Antonin Artaud, intégrés dans l'équipe technique composée seulement de deux ou trois professionnels. Nous avons récolté une douzaine d'heures d'images, et autant de sons, ramenés au montage à deux heures et demie.
Aucune vedette, aucun acteur dans ce film. Les gens se sont mis en représentation d'eux mêmes. Devant la caméra, ils ont joué leur propre personnage, répétant les gestes qu'ils avaient l'habitude de faire dans leur vie quotidienne, disant les mots qui leur étaient familiers, usant d'un language commun d'images et d'objets qui les entourent et les définissent. Le noir et blanc (ainsi que le son direct) a été utilisé pour les scènes principales, tandis que la couleur a été choisie pour les détails. Ainsi, le film se déroule-t-il constamment sur deux plans : l'un davantage réaliste et l'autre plutôt symbolique et même onirique, opérant un glissement continuel de l'un vers l'autre (Boris Lehman).
HORAIRES
Mercredi 30 novembre - 19:00
Séance en compagnie de Boris Lehman
LA PROJECTION DE CE FILM INAUGURE LA RETROSPECTIVE BORIS LEHMAN, QUI AURA LIEU DU 30 NOVEMBRE AU 20 DECEMBRE 2011 A LA CINEMATEK (Tout le programme ICI)
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ESPACE DELVAUX
Place Keym, 1170 Bruxelles
Bus 17-41-95
Spectres
de Sven Augustijnen
Vietnam-France / 2006 / vo st. FR / 58 minutes / VO fr st-nl
Mais qui a tué Patrice Lumumba ?
A cette question
rebattue, le cinéaste belge Sven Augustijnen
ne répond pas, mais nous invite à nous interroger
sur les écritures de l’Histoire. Accompagnant au
Congo le chevalier Jacques Brassinne de la
Buissière, ancien haut fonctionnaire belge, alors
en place à Elisabethville au moment de l’assassinat
de Lumumba, et auteur d’une thèse sur la
question, Spectres nous plonge au coeur des problématiques
liées à la décolonisation du Congo
belge, et s’apparente à une enquête historique
dont la finalité n’est pas d’établir la vérité vraie
des faits, mais bien de montrer comment se
construisent les images du passé. Un documentaire
enlevé et jubilatoire pour une mise en perspective
historiographique de la question de la
responsabilité.
FESTIVAL DU FILM DOCUMENTAIRE DE MARSEILLE (FID) 2011 : MENTION SPECIALE DU JURY, PRIX DES MEDIATHEQUES, PRIX DU GROUPEMENT NATIONAL DES CINEMAS DE RECHERCHE
HORAIRE
Mardi 6 décembre - 20:30
Séance en compagnie de Sven Augustijnen
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CINEMA ARENBERG
26 Galerie de la Reine, 1000 Bruxelles
Bus 29-34-47-48-60-65-66-71-95, Métro Bourse-Gare Centrale-De Brouckère, Trams 3-4
Begin Began Begun
de Sarah Vanagt
2005 / Belgique / 38 min / vo kinyarwanda & fr, st-en
Triste avril au Rwanda. Alors que le pays s’apprête
à commémorer le 10ème anniversaire du génocide
et que les écoles fonctionnent
sans manuel
d’Histoire depuis 1994, Sarah Vanagt part à
la rencontre des enfants de la région.
Silent Elections
de Sarah Vanagt
Belgique / 2009 / 40 min / vo fr & en st-fr
2009 au Congo, à la veille des premières élections
libres depuis l’indépendance de 1960. Confiant
des caméras à de jeunes enfants,
reporters pour
un instant, et au contact d’anciens enfants soldats,
Sarah Vanagt dresse le portrait d’un pays de cicatrices
et d’espoir.
Les oeuvres de Sarah Vanagt, entre pratique documentaire
et installations, reposent sur des interrogations
à la fois historiques, politiques
et philosophiques
liées à la mémoire, au trauma, à la survivance.
Se penchant sur les traces d’un passé
colonial ou sur la manière dont on
écrit l’Histoire
après un génocide, elle singularise son travail
en privilégiant un regard particulier : celui des
enfants. Ce rapport développé
aux enfants tient
avant tout du jeu, amenant une forme de constat
lucide saisissant : au coeur de la captation
(comme dans Begin Began
Begun), l’enfant révèle
le poids du passé inscrit dans ses gènes, qu’il
extériorise au travers de gestes, de paroles qu’il
met lui-même en
scène. Dans les scènes filmées
par Sarah Vanagt, le jeu ne naît donc pas uniquement
de représentations préconçues ou d’un imaginaire
fertile : il trouve ses racines dans une
réalité traumatique, terriblement concrète.
Là où les adultes déversent leurs traumas dans
l’obscurité
et l’anonymat du téléphone (Silent
élections), les enfants s’approprient ce qui est
refoulé, devenant de mini-historiens qui travaillent
l’Histoire
et la mémoire d’une nation
et combinent les temporalités (l’instant présent et
immédiat du jeu, le passé et, par leur être en
devenir, le futur).
(Muriel Andrin)
HORAIRES
Dimanche 18 décembre - 20:15
Séance en compagnie de Sarah Vanagt